Piano Zolo, « une balade entre les marteaux ». N°945
Écrit par admin sur 17 juin 2020
Sans laisser de côté les problèmes de l’hôpital et des personnels soignants – voir ici-, qui nous concernent tous, rappelons ici que la pandémie du Covid-19 interpelle doublement le monde culturel.
1- Chacun sait que le monde du spectacle est frappé de plein fouet, fracassé, dont les conséquences sont incalculables. Après avoir invité – en les infantilisant- les artistes à enfourcher des tigres et donné des leçons sur leur capacité à se réinventer – enrôlés dans les écoles pour de l’action culturelle-, l’ultra-médiatique discours présidentiel de dimanche soir les a carrément laissé sur le carreau : rien de nouveau sur le déconfinement de la culture. Qui veut mettre à bas « l’exception culturelle française », ne s’emploierait pas différemment – lire ici.
2- A défaut d’un spectacle vivant, la diffusion passe-muraille (on line) de concerts ou de pièces de théâtre confinés préfigure-t-elle une autre façon de donner rendez-vous au public ? La cause est entendue, c’est non.
Invité par l’Orchestre National de Lille pour présenter son Piano Zolo pour le Lille Piano(s) Festival, Romain Dubois, pianiste et compositeur – dont ici nous sommes fiers compte tenu du lien particulier de Radio Univers avec l’artiste -, a pu le tester depuis Brest le temps d’un concert avec une ouverture au petit poil, quelques notes de valse à danser qui font écho à la soif de vivre d’avant la ténébreuse « distanciation sociale » – à voir ici.
Car comme le notait-il sur sa page FB à l’occasion de son décompte de dates annulées : » Au delà de l’aspect économique, on peut se demander quelles seront les conséquences sociétales de la disparition pendant des mois du spectacle vivant. Partager collectivement des émotions est fondamental dans l’histoire humaine et dans ce qui constitue les sociétés. »
Quant à son propre Piano Zolo – passe-muraille de style cette fois-, pour tout commentaire sur cette musique qui le baigne, en voici un joliment dit parmi ceux laissés sur FB : » Quelques notes de FLEUVES pour ne pas perdre pied. Puis une balade entre les marteaux et un p’tit oiseau facétieux. Des mains ‘anonymes’ et légères qui glissent sans fin sur le clavier. Merci pour ce tour de piste vagabond et heureux. »
D.D